Vente de produits biologique de la ferme :

Tous les
vendredi après-midi sur le
site
de
la ferme de Noé.
Le projet agricole au sein de la ferme de Noé

Mon projet consiste à créer une ferme agricole, qui soit un compromis entre l’agriculture d’hier et celle d’aujourd’hui pour ainsi mieux créer celle de demain.
Depuis une vingtaine d’années, on constate que le système agricole actuel n’est pas durable et que l’on va vers une impasse : les deux révolutions industrielles successives ont eu pour effet de bouleverser l’équilibre agricole traditionnel.
La mécanisation, les engrais chimiques, entre autres facteurs, ont contribué au déclin de notre agriculture. La mécanisation sans cesse croissante, a entraîné le problème du surendettement des agriculteurs ainsi que la consommation d’énergies fossiles.
Les engrais chimiques et produits phytosanitaires ont permis d’augmenter notablement les rendements des cultures et de les protéger contre les ravageurs naturels mais ont engendré des problèmes dont on commence à mesurer l’impact tels que : la pollution des nappes phréatique ou celle des sols.
L’agrandissement des parcelles a contribué à augmenter la taille des exploitations, favorisant la désertification du monde rural, mais aussi en détruisant les micro écosystèmes présent dans les haies.
Je souhaite éveiller chacun à l’agriculture moderne, partager mes connaissances et sensibiliser les gens aux techniques et pratiques de l’agriculture biologique.
La ferme de Noé est un lieu d'ouverture vers
la redécouverte d’une agriculture traditionnelle et respectueuse de l’homme et de son environnement direct pour
retrouver la notion de terroir.
Par terroir, j’entends :
- Une régionalisation des cultures.
- Un art culinaire régional
- Un respect des traditions
Il est souhaitable que nos enfants et leurs parents apprennent à respecter l’environnement, leur faire comprendre pourquoi l’activité professionnelle de chacun des acteurs de la vie rurale agit directement sur l’équilibre naturel.
Les sensibiliser à une nouvelle forme de culture réfléchie qui amènera, espérons-le, un changement des mentalités.
Mettre en place un système agricole durable qui prenne en compte le milieu naturel (faune, flore, sol), les hommes et les cultures de manière reproductible et viable économiquement.
Rétablir une confiance alimentaire avec le consommateur en lui proposant des produits de qualité cultivés biologiquement.
Montrer à tout un chacun l’existence et l’importance de la biodiversité avec la culture de variétés anciennes ou méconnues de légumes.
Faire découvrir aux consommateurs l’agriculture biologique au travers de méthodes alternatives de culture.
L’appartenance au logo AB me semble indispensable car il est gage de qualité pour les consommateurs.
Ma production inclue quatre types de cultures végétales :
Maraîchère : Grande diversité de légumes communs (environ 30 variétés)
Céréalière : Blé, orge, avoine ; servant à nourrir les petits animaux
Légumineuse : Pois chiches, lentilles pour la consommation humaines
Fourrage : Foin Luzerne, sainfoin pour la nourriture quotidienne des animaux
La diversité de mes cultures est justifiée par
deux raisons essentielles.
D’une part, me permettre d’organiser une rotation des cultures (base de l’agriculture biologique) qui a pour but de :

Conserver une fertilité des sols en ne cultivant pas les mêmes variétés au même endroit d’une année sur l’autre

Limiter les problèmes phytosanitaires

Enrichir le sol en azote par le système racinaire des légumineuses

Décompacter les différents horizons du sol par le système racinaire des céréales.
D’autre part, cette diversité me permet de concevoir un système agricole quasi autonome.
Les légumineuses enrichissent le sol en matière azotée, serviront à la croissance des céréales l’année suivante. Les céréales ont pour but de décompacter et de structurer le sol en profondeur et ainsi, de limiter les opérations de travail du sol pour le maraîchage. C’est au niveau de la culture de légumes que mon système de production n’est pas autonome. En effet, les cultures maraîchères fournissent beaucoup d’exportations (les récoltes) et donc en contrepartie demande des intrants important (les engrais). Ceux-ci seront fournit par les déjections des animaux de la ferme, mais elles ne suffiront pas à couvrir la totalité des besoins de ces cultures. Donc, il me faudra m’approvisionner aussi a l’extérieur (fumier, guano)
Mon projet prend en compte la plantation de haies composites (haies composées de plusieurs variétés d’arbres et d’arbustes) qui serviront à accueillir une foule d’insectes différents. Aussi bien des parasites de mes cultures (ex du puceron) que leurs prédateurs naturels (ex de la coccinelle) créant ainsi un équilibre parasites/prédateurs limitant l’apparition de problèmes culturaux.
La monoculture, quant à elle, a permis de maîtriser et d’optimiser un petit nombre de variétés au détriment de la notion de variétés adaptées à un terroir et de la biodiversité en général.
C’est pourquoi, je souhaite depuis le début de mes études faire un pas en faveur d’une évolution réfléchie du système agricole actuel.
Mes objectifs sont les suivants ; présenter à la fois un système agricole durable et une sensibilisation à l’environnement de la ferme pour tous les publics.